« Tiens ? Comment ça se fait que je me retrouve dans cette salle ? C’est bien la salle 24, non ? »
Telles étaient les paroles de Ren quand il entrait dans un box de karaoké, remarquant qu’un jeune homme possédant une chevelure blonde était à l’intérieur. Que s’était-il passé avant cela ? Et bien…
Le soleil se lève sur Sapporo. Il venait de passer sa première nuit en dehors de sa ville natale Kyôto, ce qui lui faisait donc assez bizarre… Le fait de ne pas retrouver le même décor quand il se réveillait et que le ciel à l’extérieur de la fenêtre soit aussi différent le surprenait également. Surprenait certes, mais il en était extrêmement heureux. Ren détestait l’endroit où il vivait auparavant, il était dénué d’intérêt et aussi froid qu’un bloc de glace… Mais bon, arrêtons de parler du passé, parlons de ce que faisait Ren à Bokuseki.
Donc, le jeune homme s’était levé et était maintenant assis sur son lit, en train de bailler. Ses cheveux d’un noir de jais étaient ébouriffé et puis quant à son pyjama, il était complètement de travers et laissait apparaître l’épaule gauche de Ren. Mais ne nous attardons pas sur ces détails. Une jambe puis l’autre, le jeune homme prenait quelques vêtements dans son armoire et se dirigeait vers la salle de bain où il allait prendre une douche. Une fois ceci fait, il s’habillait d’une chemise blanche cintrée, d’un jean délavé droit et de chaussures de ville noires. Au tout il rajoutait une cravate rouge et était désormais près à sortir pour voir à quoi ressemblait la ville, Sapporo.
Même s’il n’aimait pas sa famille, Ren avait promis à sa mère de l’appeler dès qu’il serait arrivé à Bokuseki. Mais étant donné qu’il était arrivé assez tard et que le voyage l’avait fatigué, il avait reporté ceci au lendemain. Il prenait donc son téléphone portable et se plaçait juste en face de la fenêtre ouverte, l’endroit où il arrivait le mieux à capter. En plus, il avait de la chance, le ciel était resplendissant ce qu’il lui permettait d’avoir une meilleure fréquence. Il composait le numéro… entendait la tonalité...
« Allô ? Résidence Kamitsukenu.
- Euh Natsuki ? Ici Ren à l’appareil.
- Oh, monsieur Ren ! Comment allez-vous ? Votre voyage s’est bien passé ?
- Oui, très bien merci. Je dois avouer que le dépaysement m’effraie un peu mais bon. J’en voulais et j’en ai eu.
- Je vois. Je suis heureuse d’entendre que vous allez bien. Vous souhaitiez parler à quelqu’un ?
- Oui. Pouvez-vous me passer ma mère ? Je dois lui donner de mes nouvelles.
- Bien sur, tout de suite. … Allô, ici Shizue Kamitsukenu.
- Maman, pas besoin de tant de manières. C’est moi, Ren.
- Ah, ce n’est que toi. Je constate que tu ne t’es pas foulé de téléphoner hier soir.
- Comment ça ce n'est que moi ? Je suis rentré exténué de mon voyage, je pensais donc que…
- Et bien tu pensais mal. Quand l’on fait une promesse, le mieux c’est de la tenir non ? Mais avec Kamehime, les promesses tu les tenais évidemment.
- … je ne sais même pas pourquoi j’ai pris la peine de t’appeler. »
Il raccrochait avec violence. Pourquoi se quereller comme ça pour une broutille et au téléphone qui plus est ? De toute façon, ça ne le surprenait seulement à moitié. Il parlait de Shizue Kamitsukenu, pas du Dalaï Lama.
Maintenant, il se sentait énervé voir hors de lui. Il ne pouvait supporter la voix et le mauvais caractère de sa mère. Jamais plus il ne la rappellerait, si elle voulait des nouvelles c’est elle qui devra faire le premier pas désormais. Qu’il se passe quelque chose de grave ou non. Elle l’avait cherché. Les pas de Ren dans la rue se faisait entendre tellement il frappait fort avec sa voute plantaire, son visage se voulait d’ailleurs plus remonter qu’il ne le voulait. Les gens qui passaient à côté de lui le regardaient longuement pour finir par s’écarter. Et soudainement, il s’arrêtait. Il avait marché pendant plus d’une demi-heure sans s’en rendre compte et s’était retrouvé au centre de la ville. L’endroit était animé, les gens riaient à gorge déployée (lol *sors*) et des couples avaient profité du temps estival pour faire une petite balade entre amoureux. Pour le jeune homme, la surprise était totale. Il n’imaginait pas que la ville était comme ça, il pensait qu’elle était plus calme. Mais en fin de compte, elle était aussi animée qu’une métropole !
Cherchant un endroit où il pourrait s’amuser, il se mettait à errer dans les rues de la ville, passant quelques fois dans des ruelles sombres et escarpées. Et après quelques minutes de recherche, il trouvait le karaoké.
Il se mettait à sourire et entrait dans l’établissement, excité de pouvoir chanter sans que personne ne lui dise de se taire.
« Bonjour ! Je voudrais un box pour deux heures s’il vous plait.
- Voici pour vous. La salle 24.
- Je vous en remercie. »
Il s’inclinait et courait dans les couloirs de l’endroit, pour finalement trouver la porte de l’endroit, une porte de couleur rose. Il entrait et constatait avec étonnement qu’une personne était à l’intérieur. Ce qui nous renvoie au début de ce message~
{Tu a vu le nombre 23 ? :3 *sors*}